1er novembre 2009 : de la pluie, du vent, des feuilles mortes qui jonchent les routes.
Un vrai temps de Toussaint pour se rendre à Limbourg afin d'y assister à mon premier concert de Steve Hackett en configuration électrique après l'avoir applaudi en mars 2005 au Grand Théâtre de Verviers mais pour un concert acoustique cette fois.
Lorsque nous arrivons devant le Kursaal vers 17h15 quelques acharnés attendent déjà impatiemment l'ouverture des portes.
Celle-ci n'est prévue que pour 18 heures.
On patiente en buvant une petite bière dans le café attenant à la salle, et voilà les fans qui commencent à affluer.
Beaucoup, inquiets, demandent s'ils auront encore la possibilité d'acheter leur place à la caisse.
Au moment où les portes s'ouvrent, nous sommes déjà plusieurs dizaines à patienter.
Vite, le premier rang afin de pouvoir ramener de chouettes photos.
Depuis ma dernière visite ici (Fish, en avril 2006), la salle a été rafraîchie et semble beaucoup plus conviviale.
On fait la connaissance d'un couple de Carolos bien sympathiques, on discute avec les gens autour de nous, tout ce petit monde me semble bien excité à l'idée de voir et entendre le génial guitariste.
Pour patienter, je fais un saut au stand merchandising pour y acheter le tout dernier album en date, Out Of the Tunnel's Mouth, disponible depuis deux jours seulement.
19 heures, Francis nous fait 2-3 annonces via le PA, nous confirme que finalement les photos seront autorisées (je ne savais même pas qu'elles ne l'étaient pas) et les musiciens montent sur scène.
Le concert
Du concert de Verviers, seul le claviériste, Roger King est présent. Je m'attendais à voir John, le frère de Steve à la flûte mais, ce soir c'est Rob Townsend, un vieux complice d'Hackett qui joue des sax et flûtes. Gary 0'Toole (batterie) et Nick Beggs (basse et Chapman Stick) complètent le line-up.
Le concert démarre avec le très Crimsonien Mechanical bride et des effets de lumière stroboscopiques aveuglants.
C'est déjà vachement en place et le son est très bon.
Steve et son groupe vont alterner les nouveaux titres (très prometteurs) et les morceaux plus anciens de son répertoire solo. Parmi eux, Everyday qui me rappelle l'époque où un copain de classe m'avait fait découvrir Genesis et les albums solo des membres du groupe.
Steve Hackett a l'air très à l'aise, il est bien loin le garçon timide qui jouait assis dans un coin de la scène.
Il parle un peu en français, beaucoup en anglais car sa connaissance de la langue de Voltaire se limite - comme il dit - à Françoise Hardy : "tous les garçons et les filles de mon âge..."
Il nous confie que, s'il a oublié tous les mots, il a retenu quelques notes.
Il savoure visiblement son plaisir d'être sur scène, feint l'étonnement lorsque le public l'ovationne avec fracas mais est bien loin quand même de l'image que l'on peut se faire d'un guitar hero.
L'alchimie entre les musiciens est totale et les interactions guitare/saxophone laissent rêveur.
Tout est interprété avec brio.
Bien entendu, les titres de Genesis figurent en bonne place et, parmi eux, un Firth of fifth de toute beauté.
Alors que j'ai vu et entendu jouer ce titre tant de fois, je peux maintenant dire que j'ai enfin vu ce que je considère comme l'un des plus beaux solos de guitare du rock interprété par son créateur. Celui-ci nous confie encore beaucoup aimer la musique de cette époque.
Acoustic
Petit intermède à la guitare classique avec l'inévitable Horizons et le groupe remonte sur scène pour Blood on the rooftops.
Moi qui pensais que ma connaissance de son répertoire était très limitée, j'ai été agréablement surpris de reconnaître beaucoup des titres interprétés ce soir.
Steve y va même d'un petit blues, lui qui a été bercé par cette musique (tout comme celles des Shadows) dans sa jeunesse.
Ce n'est pas le titre que j'ai préféré en ce dimanche mais je ne lui en tiendrai pas rigueur tant j'ai passé un bon moment.
Deux heures quinze de pur bonheur que je n'ai pas vues passer.
Ces derniers temps, en effet, je commençais à sentir poindre une légère saturation, les derniers concerts auxquels j'avais assisté ne m'avaient pas laissé de souvenirs inoubliables pour des raisons diverses.
Là, Steve a remis les pendules à l'heure (pas seulement parce qu'il a joué Clocks) et alors que je vous écris ces quelques mots j'ai encore le sentiment d'avoir assisté à un très grand concert, un de ceux qui vous marquent pour toujours.
Un dernier mot pour souligner la gentillesse et la disponibilité du guitariste qui s'est gentiment prêté au jeu des dédicaces et autres séances photos tout de suite après le show et ce, malgré une fatigue non feinte.
Vous savez quoi? J'ai déjà envie de le revoir...
La set list (du bassiste)
Pas de set list disponible mais un des roadies a accepté que je prenne celle du bassiste en photo.
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