Double Bill
Une première partie de luxe et non annoncée, Martin Orford (ex IQ) venait présenter son nouvel album (celui qui a bien failli ne jamais sortir faute de moyens).
Si j'étais emballé par cette perspective, j'ai bien vite déchanté.
Tout d'abord parce que, venu seul, il a eu recours à plein d'artifices techniques pour assurer les nombreuses parties instrumentales.
Mais, avant tout, Martin (malgré tout le respect que j'ai pour lui) s'est révélé bien piètre chanteur.
Enfin, l'homme est désabusé et ça se ressent.
Barrett and C°
Lorsque Pendragon monte sur scène, c'est tout autre chose qui nous attend.
Nick Barrett est toujours aussi charmant et émouvant.
C'est la première date de la tournée du 30ième anniversaire et ça s'entend.
Je veux dire par là qu'il chante très bien.
Le seul reproche que j'avais pu formuler lors de leur dernier passage à Verviers concernait justement sa voix.
Mais ce soir, aucun problème, il assure.
L'homme aux 3000 groupes
Clive Nolan le claviériste qui a joué dans 3000 groupes (dixit Barrett) assure aux claviers même si je l'ai trouvé un peu plus en retrait par raport au dernier concert.
Mais quel pédigrée impressionnant qui représente le prog anglais à lui seul.
Force tranquille
Peter Gee, ineffable assure sans extérioriser mais les sons qu'il tire de basse envoûtent le public venu nombreux.
Force de frappe
Arrivé dans le groupe il y a à peine 6 mois, le batteur Scott Higham marque déjà de son empreinte le son de Pendragon.
Ce dernier se fait plus dur, plus puissant.
Je le connaissais de par sa participation à l'opéra rock She de Caamora dont j'ai parlé il y a quelques mois.
L'entente avec les anciens membres semble parfaite et l'homme est un véritable showman - j'ai eu bien du mal à le quitter du regard - et un boute-en-train.
Il est incontestablement la vedette de cette soirée à l'instar d'un Pat Mastelotto quelques mois plus tôt avec les Flower Kings.
3 titres du dernier album Pure et des morceaux des albums précédents.
Une volonté de Nick qui m'a confié après le concert ne pas vouloir dérouter le public avec trop de morceaux du nouvel album.
En tous cas, personnellement, j'ai trouvé l'équilibre parfait entre anciens et nouveaux morceaux.
La set list
Pictures
| Cliquez ici pour afficher l'album photos |
Coup de gueule
Et oui, je suis obligé de finir ce compte-rendu sur une fausse note.
Le dernier cd de Pendragon, Pure, contient un feuillet signé de Nick Barrett dans lequel il supplie quasiment les gens qui achètent cet album ne pas le mettre sur internet via des sites peer-to-peer.
Il en va de la survie même du groupe et d'après le chanteur, cet album pourrait être le dernier si les ventes continuent de chuter.
Et devinez quoi? Alors que l'album n'était même pas encore sorti en magasin, j'ai pu le trouver sur des sites de téléchargement illégal.
Je m'interroge : qui fait ça? Pas les fans du groupe tout de même?
Une chose est sûre, après Martin Orford qui va arrêter prochainement, écoeuré par le téléchargement illégal, IQ dont la sortie du dernier album est constamment repoussée pour, entre autres, un manque de moyens financiers et maintenant, Pendragon, le piratage touche des gens que nous connaissons, avec qui nous parlons à la fin des concerts, pas des hommes en costume trois pièces qui fument le cigare dans un luxueux bureau...
C'est l'avenir de la musique qui est en jeu, cela vaut certainement la peine d'y réfléchir avant de poser certains actes...












