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Bruce Springsteen Magic Tour 2008 European leg

Düsseldorf 16 juin 2008

Et voilà, 8 jours avant ce concert en Allemagne, j'ai craqué.
Nous sommes bientôt en congés et je n'ai pas envie d'attendre 10 jours avant de voir le Boss.
Presque au hasard, je tombe sur les dates de la tournée : Amsterdam, non trop loin, Düsseldorf? Tiens, c'est où Düsseldorf? Je ne commets pas la même erreur que lorsque j'ai acheté des places pour Frankfurt sans vérifier où se trouve cette ville, et je recherche vite sur le net. Je m'aperçois avec joie que ce n'est qu'à 250 km de chez moi.
Le temps de demander à madame si elle est partante et hop, mes tickets sont commandés.

 

Racing in the streets

Le jour venu, nous voilà partis pour l'Allemagne et mis à part une petite erreur qui nous fait rater la bonne sortie, nous arrivons sans encombre à la LTU Arena, le stade du Fortuna Düsseldorf.
La voiture garée (en priant pour quitter le parking sans encombres le moment venu), nous nous rendons vers l'enceinte où attendent déjà quelques centaines de fans de tous âges, de tous genres et de toutes nationalités.
D'emblée, je me dis qu'il doit être trop tard pour le pit mais on ne devrait pas être trop mal placés je pense.
Autre bonne surprise : le bon temps est au rendez-vous et l'attente sous le soleil ne semble pas trop longue.
Vers 17 heures 30, les portes s'ouvrent enfin et nous pouvons enfin foncer vers la scène.
Bonne surprise, nous trouvons une petite place juste au centre à quelques mètres de l'avant-scène.

 

The fever...

Patience maintenant que nous sommes installés...
Le concert est annoncé à l'heure inhabituelle de 19 heures 30.
Les minutes passent dans la bonne humeur, une constante chez les fans de Springsteen, ce sont de gens de bonne compagnie.
Il y a autour de nous des jeunes, des moins jeunes, des "vieux", une personne sur deux arborre fièrement un t-shirt de l'une ou l'autre tournée. Certains remontent à très loin si l'on en juge par les couleurs passées.
Question public, toute l'europe semble encore être là puisque nous sommes entourés d'Irlandais, d'Hollandais, d'Italiens, d'Allemands (évidemment)...
L'ambiance monte encore d'un cran lorsque résonnent les accords et le son si typique d'une Télécaster, les roadies s'affairent, checkent les instruments.
Bientôt, les gars de l'éclairage grimpent le long d'échelles de corde pour rejooindre leur emplacement.

Jackson cage

Vers 20 heures 15 le moment tant attendu est arrivé : Max monte sur scène, suivi de tous ses compères du mythique E Street Band.
Les deux derniers à apparaître sont Clarence Clemmons et le Boss himself!
Celui-ci joue sur une magnifique Telecaster 12 cordes l'intro de Jackson Cage, déjà une surprise de taille car je ne me souviens pas l'avoir entendue en concert.
Notre joie est de courte durée car quelques secondes après l'intro, une panne se produit : plus de son.
Les musiciens s'arrêtent, se regardent étonnés mais rigolent de bon coeur.
Une fois le jus revenu, Bruce en déduit qu'il vaut mieux commencer par une autre chanson et entame Night.
Au moment du solo de saxophone dans Radio Nowhere, voilà que ça recommence : re-coupure de courant!
Je me dis que cette fois, ils vont s'énerver d'autant que cela dure et que les techniciens tardent à réparer.

 

Human touch

Mais c'est sans compter sur le professionalisme et la générosité de Springsteen.
Celui-ci met à profit ce break imprévu pour venir sur l'avant-scène serrer des mains, prendre les billets avec les nombreuses requêtes qui lui sont faites.
Je réalise alors à quel point nous avons été bien inspirés en nous plaçant à cet endroit, je vais voir le Boss comme je ne l'ai jamais vu, même à Anvers, pour la tournée des Seeger Sessions, je n'étais pas aussi près alors que j'étais dans le pit.
Et comme il est en pleine forme, il ne va pas arrêter tout au long de ces deux heures trente de concert de venir sur ce podium pour la plus grande joie de tous et toutes.
Il va chanter en tenant la main des fans dont on peut voir l'émotion sur les écrans géants, il va à plusieurs reprises leur tendre le micro, faisant même chanter un petit garçon sur Darlington County.
Le genre de souvenir, qu'il pourra raconter à ses petits enfants.
Au fur et à mesure que s'enchaînent les morceaux, je réalise la chance que j'ai d'être là, la set list est extraordinaire, le Boss est en pleine forme, il a vingt ans, il court d'un bout à l'autre de la longue scène, harangue la foule.
Je suis en train de vivre l'impensable : ce concert est en train de surpasser celui que j'ai vécu au Stade de France en 2003 et qui restait à ce jour mon plus grand concert!

 

Because the night

Sur Because the night, Nils Lofgren va nous gratifier d'un solo dantesque, exactement comme à Anvers en décembre dernier.
Et les morceaux s'enchaînent, savamment choisis, les hymnes du passé se mélangeant avec les chansons de Magic, le dernier album.
Evidemment, Badlands achève de nous mettre au tapis.
Bruce mène aux points mais les rappels vont nous mettre KO.

 

Born to run

Pendant American Land, alors que Springsteen parle des Irlandais et des Allemands, je ne peux m'empêcher de lancer un regard complice à mes voisins de derrière qui me répondent par un sourire. C'est ça aussi la magie des concerts du Boss, cette convivialité, cette espèce d'esprit de famille qui unit les fans et que je n'ai retrouvé que lors de ses concerts.
Mais, les meilleures choses ont une fin et lorsque se rallument les lumières, on peut voir les yeux de tous briller.
Il nous faut maintenant regagner la mère patrie et attendre une semaine pour revoir Bruce au Sportpaleis.
Le hors d'oeuvre servi aujourd'hui nous a mis encore plus en appétit et je me réjouis de remettre ça très bientôt.

 

La set list

Les chansons que les 35000 fans réunis se soir ont pu entendre :

Jackson Cage (très vite interrompue pour cause de problèmes avec le PA)
Night
Radio Nowhere
(re-problème de PA)
Lonesome Day
The Promised Land
Spirit In The Night
Magic
Trapped
Prove It All Night
Darkness On The Edge Of Town
Darlington County
Because The Night
She's The One
Livin' In The Future
Mary's Place
Working On The Highway
The River
Devil's Arcade
The Rising
Last To Die
Long Walk Home
Badlands

Girls In Their Summer Clothes
Tenth Avenue Freeze-Out
Born To Run
Glory Days
Dancing In The Dark
American Land

 

The long walk home

Par chance, nous allons très vite retrouver la voiture et quitter le parking sans trop de problèmes.
Il était dit que cette soirée serait bénie.
Dans deux bonnes heures, nous retrouverons notre maison et notre lit et je suis déjà sûr que je ferai de beaux rêves...