Voici donc déjà venu le dernier mois de cette année.
Et dire que je me plaignais du temps début novembre... ces derniers jours on a été servis...
Dieu merci, une riche moisson de galettes nous attendait pour terminer ce mois pluvieux et venteux.
De quoi passer du bon temps en regardant les gouttes de pluie s'écraser sur nos carreaux embués.
Une étoile pâlit
Ca devait arriver, je pense que Sir Paul a sorti là le live de trop.
Franchement, quel était l'intérêt, sinon commercial, d'un énième album public?
Bien sûr, il tombe à point nommé pour la promo de la nouvelle tournée européeene, bien sûr l'objet - dans sa version de luxe (2 cd/2 dvd) - est joli, mais artistiquement, c'est une autre affaire.
Vocalement, Macca n'y est plus.
Si on peut apprécier sa voix vieillissante sur un chef d'oeuvre comme Chaos and creation in the backyard, sur scène, avec des titres composés il y a quarante ans, la magie n'opère plus.
Je vous avoue sans honte avoir eu beaucoup de mal à écouter cet album jusqu'au bout.
Il manque singulièrement d'énergie et de rythme.
Ensuite, il y a tous les tics habituels de l'ex-Beatle et cette façon qu'il a depuis trop longtemps à se vouloir le dépositaire du répertoire du groupe de Liverpool.
Je crois qu'à terme, il risque de perdre de son crédit et que cet acharnement finira par lui nuire.
Peut-être le dvd me réconciliera un peu avec cet achat mais, une chose est sûre, il ne fait que me conforter dans ma décision de ne pas aller l'applaudir pendant cette mini tournée.
Je préfère rester sur l'excellente impression du concert au Stade de France en 2004.
Et que ne durent que les moments doux
S'il y a une étoile qui ne pâlit pas, par contre, c'est celle de Bashung.
Sorti quasi un an après son passage à l'AB à Bruxelles, Dimanches à l'Elysée est l'ultime témoignage de cette dernière tournée d'Alain.
Evidemment, il y a tout le côté émotionnel lié à ce disque mais Bashung nous laisse là le plus beau des souvenirs, la trace de son courage, de sa classe folle.
Le petit Tom et ses briseurs de coeurs
J'aime bien Tom Petty.
Mais j'aime pas Jeff Lynne, l'homme qui fait sonner George Harrison, Roy Orbison ou les Threetles de la même façon.
Malheureusement pour moi, de trop nombreux albums du petit Tom ont été réalisés sous la houlette du maître d'Electric Light Orchestra.
Aussi, quand j'ai appris qu'une anthologie live de Tom Petty et ses Heartbreakers allait sortir, je me suis réjoui en me disant qu'enfin, je pourrais apprécier ces chansons débarrassées de leur lourde production.
Mission accomplie, ceux que l'on surnomme souvent le meilleur groupe live au monde (ils ne doivent pas connaître le E Street Band ceux qui disent ça), nous servent ces titres avec l'énergie qui leur sied.
C'est foutrement rock'n'roll, c'est enlevé et c'est pas cher.
A condition d'opter comme moi pour le petit coffret 4 cd.
Car comme souvent maintenant, il existe une version super deluxe avec vinyles, blue-rays et tout le toutim.
Il semble que ce le salut du cd et peut-être de l'industrie musicale passera par là.
La liste de Rosanne
Pour son père Johnny, une éducation correcte passait par la connaissance d'une liste de 100 chansons country essentielles.
Il lui a donc confiée celle-ci lorsque Rosanne avait 18 ans.
Aujourd'hui, elle reprend 12 titres de cette liste dont le plus connu est sans doute Girl from the North Country de Bob Dylan que son père avait d'ailleurs interprété avec ce dernier. Au programme figurent également des titres de The Carter Family, Hank Williams, Jimmie Rodgers, Merle Haggard, la crème du genre quoi.
Des invités de marque rehaussent également cet album déjà très recommandable de leur présence : Elvis Costello, Rufus Wainwright et l'infatigable et l'omniprésent Bruce Springsteen.
Crossing Borders 2009
Ce 22 novembre se déroulait la première édition belge du festival Crossing Borders.
Comme je vous l'avais dit, j'y allais au départ pour Steve Earle et, j'ai eu plus tard la bonne surprise de voir les Monsters of Folk s'ajouter à l'affiche.
Le Texan émigré à New York venait défendre son album d'hommage à son mentor et ami Townes Van Zandt.
Un concert acoustique mais sans surprise, quelques titres de Townes et d'autres de sa longue discographie dont le toujours très beau Goodbye dont j'ai appris ce jour-là qu'il s'agissait de la première chanson qu'il aie jamais écrite.
Après un intermède poétique - ce festival se veut à la fois musical et littéraire - la salle a été prise d'assaut par un public très nombreux manifestement venu pour le super-groupe du jour, les Monsters of Folk.
Le moins que l'on puisse dire c'est que leur prestation fut énergique, les chansons de leur seul album à ce jour se mêlant à celles de leurs répertoires solo respectifs.
Deux heures trente de bonne musique, chaque musicien changeant d'instrument au gré des morceaux, qu'on a pas vues passer.
Seul regret, les harmonies vocales si présentes sur leur cd étaient un peu couvertes par le fort volume de la musique.
Mais, ce concert m'a donné l'occasion de faire plus ample connaissance avec les titres de My morning jacket ou Bright eyes.
Sondage
Voilà quelque temps que je ne vous ai plus mis à contribution.
J'ai eu ces dernières semaines pas mal de nouveaux visiteurs, aussi j'aimerais connaître vos motivations : qu'est-ce qui vous pousse à venir me lire?
Résultat: Qu'est-ce qui vous intéresse sur ce site?
| Les éditos | (40.0%) | ||
| Les compte-rendus de concerts | (60.0%) | ||
| Autres | (0.0%) |
Total des suffrages exprimés: 5
Bonnes fêtes
Voici venu le moment de conclure le dernier édito de cette année.
Je ne peux évidemment que vous souhaiter de passer de très agréables fêtes et vous remercier pour votre fidélité.
A très bientôt, ici ou ailleurs.
Marco



